Mercus, Bompas, Arnave et Croquié, en boucle.
Animateurs : Daniel et José; Texte : José; Photos : José; Mise en page José
Ici, sur ce territoire, Daniel, notre animateur, est roi. Une partie importante de son histoire et de celle de sa famille se conjugue avec la randonnée en boucle du jour, et de cette partie ouest du versant sud du massif de Tabe. Avec un plaisir non dissimulé, positionné en serre file, je surveille la queue de la queue leu leu qui le suit comme son ombre. Le 1er Mai, lors de la journée internationale des travailleurs, faussement appelée fête du travail, il propose un petit tour vers Appy, village des origines de sa famille. Encore une fois, les montagnards tarasconnais auront la chance d’êtres guidés par un animateur, on ne peut plus local.
Daniel nous amène par des pistes et des chemins oubliés, non fréquentés par le tourisme urbain, et il faut bien le reconnaître, par les quelques locaux présents ce jour-là. Chemins qui, additionnés aux circuits balisés, constituent une jolie boucle au départ de la belle église de Mercus.
La traversée de Mercus, aux noms des rues évocateurs d’un passé historique d’après-guerre, avec l’objectif de rejoindre Bompas nous questionne : par quel sentier rejoindrons-nous la vallée de l’Arnave ? la réponse est là, encore une rue, puis un bout de chemin muletier et enfin le sentier qui nous permet de rejoindre la D20 au-dessus de Bompas. Ensuite direction la chapelle St Paul d’Arnave qui vaut d’être construite à une déception de Jésus nous apprendra notre guide local du jour. En effet, Jésus, qui était de passage à dos de mulet au village de Croquié, se vit refuser l’hospitalité qu’il demandait, du coup (comme disent les jeunes), il construisit une chapelle au-dessus du village d’Arnave au nez et à la barbe des habitant.e.s de Croquié. On ne sait pourquoi, mais figurez-vous que la mule laissa la trace de son sabot sur une pierre du col d’Ijou. Il sera nécessaire de débroussailler autour de la pierre pour la voir.
Nous voilà à la chapelle qui a été magnifiquement restaurée, il faut bien le dire. Les montagnards tarasconnais y sommes allé de nombreuses fois, mais nous sommes à chaque fois sous le charme de ce lieu qui incite à la tranquillité. Ceux qui sont sujets à l’épilepsie peuvent, selon les dires et croyances historiques, s’en guérir en posant la tête sur la pierre noire mise à l’abri dans une petite cabane en arrivant à droite, mais il faudra y passer au moins une nuit, couché par terre et la tête sur la pierre guérisseuse.
Mais là, vu l’heure, il est temps de se restaurer. Après un apéritif partagé, des sacs à dos émergent toutes sortes de denrées et une multitude de chocolats offerts à qui le souhaite.
En l’absence de Jeanine (celles et ceux qui nous suivent sur le net doivent commencer à la connaître), à la surprise générale, Gisèle sortira un réchaud et perpétuera la tradition instaurée justement par Jeanine dont le principe est ; pas de rando sans son café.
Malgré la douceur printanière et l’herbe moelleuse, pas de sieste, il faut repartir. Descente vers Arnave à 570m, puis direction le col de Serbel et le Pic d’Ardoulens à 951 m, 380 m de montée après manger, cela fait digérer. En retrait du groupe pour raison photographique, j’aperçois un court instant un gypaète barbu dans un vol en piqué qui se dirige vers l’ouest, sans doute vers les falaises calcaires de Sinsat.
Au passage du hameau de croquié Daniel nous montre sa maison d’où depuis son balcon la vue est magnifique sur les Pyrénées ainsi que deux maisons familiales dont celle de son grand père.
La descente vers Mercus via le hameau de Jarnat est un jeu d’enfant.
Trés belle balade en vérité.
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