Costa Brava

Animateurs ; les guides Albert, Pol, Gérard – Textes : José – Photos : José, Gisèle, Daniel, Monique, Maryse – Mise en Page José

Jour 1 - le 2 juin

L’hôtel s’organisa pour que nos petits déjeuners soient servis dès six heures.  Et donc, le départ en randonnée a pu se faire à sept heures. Petit retard pour les pique-niques qui seront trop copieux, et dont le pain ressemble à un estoufadou.

Ce premier jour, nous ferons la plus longue randonnée (21, 8 km, 750 m de dénivelé) entre mer et montagne avec un itinéraire Rosas, Oliveraie centenaire, Pla d’en Causa, Puig Alt 490m, et descente vers la cala Montjoi, pour un retour à Rosas par le GR 92 la cala Falconera et el Far ( le phare de Rosas).

Très belle randonnée que vous pouvez suivre en visionnant nos photos.

À l’aller, en plus des oliviers centenaires, nous visiterons une des nombreuses grottes existante sur cette zone dans lesquelles des vestiges préhistoriques ont été trouvés. Nous admirons les nombreuses terrasses dont le guide nous apprend que le principe des cultures en terrasses, présent dans tous les pays, est inscrit à l’unesco au patrimoine immatériel de l’humanité.

Sur le retour, par la côte, des envies de baignades ne seront pas satisfaites.

Certains profiteront quand même d’une halte à la Platja de Canyelles Grosses pour piquer une tête.

Le retour à l’Hôtel par les nombreuses plages nous fait dire que le sable n’est pas le meilleur support pour la randonnée.

Tous les soirs à l’hôtel avant le souper, une petite boisson bien fraîche nous requinque.

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Jour 2 - 3 Juin

Pour ce 2ᵉ jour, nous irons randonner jusqu’à Cadaquès en nous avançant en voiture jusqu’au coll de el Peni à 400 m.

Et du coup, Cadaquès étant au bord de la grande bleue, cette randonnée de 16,6 km et 600 m de dénivelé, commencera en descendant et finira en montant. Sans que le temps soit vraiment ensoleillé, ce qui est favorable au vu des températures que l’on nous annonçait, mais les points de vue sont moins clairs. Il faut dire que tous les jours une heureuse et douce brise viendra nous rafraîchir. Encore une fois, nous sommes surpris par les nombreux troupeaux de bovins dont on se demande ce qu’ils broutent. Pourtant, ce sont des belles bêtes. Tout le long du parcours, les vielles pierres continuent de nous rappeler un passé agricole fait de cultures et d’élevages.

Gaby surprendra une vache en train de vêler. Son petit agneau a le museau et une patte hors de sa mère qui multiplie les contractions sans grand résultat. Le guide réussi à prévenir l’organisme qui gère les troupeaux, nous trouvons même un berger qui était dans les parages. Au final, un peu plus tard, nous apprenons, soulagés, que la maman et le bébé vont bien. 

À l’arrivée dans (cliquez sur cadaquès) Cadaquès  nous nous trouvons face au tableau de Salvador Dali, plus précisément, dans l’angle de vue d’où il a peint Cadaquès, avec l’église Santa Maria, qui sublime beaucoup Cadaquès comme les édifices religieux à l’architecture remarquable embellissent beaucoup de villes et villages. Et c’est le cas de Cadaquès avec en plus le port au premier plan. 

Ce jour-là, par téléphone guidage interposé, notre ami Michel, ce montagnard tarasconnais mi Lavelanetien, mi ampuriano depuis qu’il possède « un piso » il y a plusieurs années, pas très loin de la plus grande marina d’Europe, à Ampuriabrava, nous rejoint à vélo dans cette magnifique ville. Son sac est chargé d’eau fraîche et de gourmandises dont nous nous régalons. Nous nous installons sur la place devant la statue de Dali à laquelle l’espiègle Maryse rajoute la canne manquante à l’artiste. Nous visiton l’église Santa Maria que nous attendrons par des rues en pente magnifiquement pavées de galets. Nous pouvons admirer l’extraordinaire rétable baroque en bois doré d’or. 

Bon, il faut rentrer, nous quittons ce pittoresque port et nous remontons au col pour rejoindre nos voitures. Le soir à l’hôtel sous la direction artistique de Isabelle, Maryse et Anne se laissent emporter par une chapata merveilleusement chaloupée. 

Jour 3 - 4 Juin

Afin de profiter un maximum de tous les attraits de la Costa brava, nous randonnerons uniquement le matin et nous réserverons l’après-midi pour visiter le coin, la détente, la baignade, le farniente sur la serviette, recto verso, ou bien pour quelques emplettes.

La balade de 12 km et 450 m de dénivelé traversera les désormais habituelles oliveraies qui sont principalement plantées au bas des pentes. Il faut quand même atteindre le col de St Genis. Les guides nous laisseront monter à notre rythme. Avec Pol en tête, des groupes se forment selon leurs envies ou leurs capacités, mais tout le groupe se prend au jeu de l’effort physique.

En descendant nous ferons un crochet à l’étang de Bassal del Sorral de can Ponac, qui est en fait un vestige d’une carrière de pierre. Içi la biodiversité est très riche. Albert nous montre plusieurs tortues géantes qui ont été amenées là par l’homme et qui, finalement, s’y trouvent bien.

Aujourd’hui pas de pique nique nous déjeunerons à l’hôtel.

Le soir, nous nous retrouvons au bar avant le dîner et, en fin de soirée, sur la piste de dance où le madison enflamme nos danseuses.

Jour 4 - 5 juin

Dernière sortie avec nos guides. En fait, Pol et Gérard sont en apprentissage aux métiers de guide et du tourisme. Souhaitons qu’en guidant notre groupe, ils aient pu en retenir une expérience profitable.

Aujourd’hui est une journée particulière, car Michel et Roseline nous ont invités à l’apéro chez eux à Ampuriabrava.  Toute l’équipe attends ce moment avec impatience. Mais d’abord : la Rando. Nous partons en voiture, Michel nous accompagne, au joli village de pêcheurs de El Port de la Selva qui sera le point de départ et d’arrivée de la rando.

L’itinéraire, non indiqué sur les cartes, traverse le beau village à flanc de montagne de La Selva de Mar et rejoin le GR 11 sur la crête du Serrat de la Guerra. L’église et le monastère Bénédictain de San Pere de Roses n’est plus très loin.

Cet édifice, ouvert aux visites, est une richesse culturelle, architecturale et historique et pour certains, sacrée. Nous nous contenterons des vues extérieures capturées dans nos appareils photos. Un sentier quitte le GR 11 et permet d’accéder aux ruines du Castell de San Salvador de Verdera, qui à l’image de Montsegur, est construit sur le piton au sommet de la montagne à 680 m. Notons au passage que, partis du niveau de la mer, nous réalisons là notre plus gros dénivelé de la semaine en une seule volée.

La vue est impressionnante sur la méditerranée, ses ports, sur tout le Cap de Creus et, à perte de vue vers les Pyrénées, l’immense plaine de l’Emporda. Le guide nous explique que, avant d’être la plaine fertile actuelle, elle a été un golfe d’eau salée que les aluvions des rivières qui descendent des Pyrénées ou de la Garoxa ont bouché pour former un grand lac d’eau douce qui au fil du temps s’est évaporée. Il reste encore des zones humides et une tout petit lac qu’il est possible de distinguer depuis notre observatoire.

Poursuivant notre chemin nous basculons sur le versan Ouest au coll del Mosquit pour atteindre par une piste l’agréable coin aménagé de Mas Ventos pour notre pique nique.

Reprenant notre itinéraire, nous traversons les ruines de l’ancien village de la Vall de Santa Creus avec l’église entretenue de Santa Helena. Nous admirons au passage l’ancien four du village avec sa surprenante voute en tuiles romaines. Le sentier rejoint le monastère avant de piquer du nez vers le nouveau village de la Vall de Santa Creus blotti dans une combe de la montagne, impossible à voir depuis la mer pour éviter les tentations des pirates nous commente Albert.

Nous rejoignons El Port de la Selva par son camping puis par le GR 92 qui longe la mer.

Nous finissons à la terrasse ombragée d’un restaurant qui nous accueille pour le pot traditionnel et offert à nos guides.

De retour à l’Hôtel, douchés, pomponnés, nous rejoignons Michel qui va guider le cortège de voitures jusqu’à chez lui.

A cueillis par son épouse, Roseline, ses amis Jean Michel et Denise, nous découvrons une trés spatieuse terrasse couverte de voiles en tissus tendus, au milieu de laquelle se dresse une table déjà bien garnies de diverses denrées et boissons et que les Montagnards aideront à garnir. Il ne manque rien, et il y en a pour tous les goûts pourtant, ayant pris la précaution la veille de nous demander si nous les aimions, Michel commence à préparer la plancha pour une exellente grillade de gambas.

Plaisanteries, rigolades, sourires ainsi s’achèvera cette réception amicale dont nous garderons un exellent souvenir.

Nous devons retourner à l’hôtel pour le souper, qui sera pour beaucoup d’entre nous léger, et pour préparer les affaires car demain c’est le départ. 

Jour 5 - 6 juin

Les valises sont prêtes, les voitures sont chargées, mais ce matin pas de guides. Il est quand même prévu une randonnée sur la matinée, du haut de Cadaquès jusqu’à la pointe la plus orientale de l’Espagne : le Cap de Creus, qui est le départ du GR 11. Prévue au programme, José et Gisèle en seront les animateurs. Michel puisera dans ses souvenirs de cycliste pour nous mener au parking à travers Cadaquès. Quelques hésitations, ne nous empêcherons pas de trouver le départ du sentier côtier dont le petit parking n’est pas sur la carte. Par chance il est vide. Rien d’étonnant pour des randonneurs qui se lèvent tôt. Nous prenons le sentier pour une randonnée de presque 10 km et 430 m de dénivelé en aller et retour. Comme tous les sentiers, celui-ci raconte aussi des histoires. Des histoires paysannes bien sûr, des histoires de randonneurs, mais également des histoires de pêcheurs. Ceux des villages de cap de creus se donnaient régulièrement rendez-vous à la cala (crique) jugadora (du verbe jouer) et se distribuaient les zones de pêche par des jeux.

Arrivés au cap de creus dominé par le phare, Impossible de trouver le GR 11 qui débute à l’extrême est du cap de creus. José part à sa recherche en vain, il ne cherche pas sur la bonne pointe rocheuse, et pas le temps de continuer les recherches. Du coup, le groupe et l’animateur se cherchent. Aux retrouvailles, il prend plusieurs réprimandes justifiées.

Avant le retour, le pique-nique sera pris à la terrasse du café jouxtant le phare.

Un au revoir à Michel, un coup de serviette vite fait, et nous voilà en route pour le retour en Ariège, la tête chargée de bons souvenirs.