Du projet de la Pique Rouge aux lacs de la Soucarrane et de Médecourbe

Animateurs : Gisèle et René Gousy – Texte : José, Photos : José, Gisèle et Aida – Mise en page : José

Toute la semaine, les pensées et les yeux de nos animateurs sont fixé.e.s sur la météo du 14 juillet. Nous aurions pu nous attendre, en ce jour révolutionnaire, à un feu d’artifice tiré par l’astre solaire, mais non. Ce ne fut pas pour cette fois. Le matin pourtant, la journée s’avérait engageante. Au fur de la montée vers le port de Bouet, de gros nuages plus noirs que gris s’amoncellent principalement sur les versants espagnols et débordent sur Soulcem. Le vent se lève en rafales modérées, mais menaçantes. Au port de Bouet, nos animateurs décident d’un commun accord d’abandonner l’objectif de la pique rouge et de se diriger vers l’étang de médecourbe. 

Nous avons remonté la belle vallée de Soulcem, atteint et longé l’étang de la Soucaranne, et, depuis le port, nous prenons directement une orientation nord est pour atteindre l’étang de médecourbe par une belle traversée en écharpe, puis une descente pentue et, par moments, glissante à cause des pluies des jours précédents. Cette partie débute par un passage équipé d’un câble, et nous mène sur un petit plateau sur lequel se trouve l’étang de médecourbe. Bizarrement, cet étang n’est pas alimenté par les eaux du ruisseau de médecourbe, mais par celles qui descendent des pentes du cirque formé par les crêtes du port au pic de médecourbe.

Là, lovés dans une dépression de laquelle nous utilisons au mieux les rochers qui s’y trouvent pour nous installer le plus confortablement possible à l’abri d’une brise frisquette, nous prenons notre déjeuner et partageons diverses boissons, pâtisseries, chocolat et autres gourmandises dont le café hebdomadaire de Jeanine. À cette heure, le soleil est de la partie. Rien ne presse pour descendre les 600 m de dénivelé jusqu’aux voitures. La descente sera marquée par deux poses dont une au bord d’un des nombreux bras des méandres du ruisseau de Soulcem. Philosophant sur la question de la baignade dans les eaux de montagne, certains trempent les pieds dans l’eau fraîche du ruisseau.

Le bar des trois miles à Auzat, tenu par une belge, et riche de diverses bières locales et de divers pays, nous accueille au bar d’été, nous ne pouvons pas être mieux installés. La plupart d’entre nous choisirons cette boisson. Et surprise, Claire nous apprend son très récent grade de grand-mère et son anniversaire du lendemain et pour cette double occasion, elle offre la tournée générale, ce qui lui vaut un ban pour la féliciter et des poutous.