Week-end des 27 et 28 septembre aux Bouillouses

Animateurs : Jak — Serge – Texte : Jak – Photos : Evy-Jak – Mise en page : Jak

19 inscriptions étaient enregistrées au printemps plus 2 nouvelles de substitution en été. Au départ de ce week-end, à la suite de 8 défections soit pour raisons médicales soit pour convenance personnelle, nous restons donc 13 Montagnards, mais bien décidés. Au tout dernier moment, c’est Aïda, l’animatrice du second jour, très en souffrance, qui à son grand regret a dû renoncer.

Au programme de ce premier jour, deux Péric pour le même prix, le Puig Péric (2810 m) par sa difficile crête Nord et retour par le Petit Péric (2 690 m) également par sa crête Nord bien plus débonnaire en descente que sa grande sœur.

Au départ du refuge des Bouillouses, les 10 Tarasconnais matinaux y retrouvaient vers 8 h00, Maryse, Serge et Hélène venant d’autres horizons.

La météo de ces derniers jours a évolué, les températures sont en chute libre, il fait très froid mais le ciel se dégagera progressivement apportant, malgré le vent, un bien être inestimable dans ce fabuleux décor des Bouillouses.

Le départ est un long échauffement à plat le long du très grand lac de la Bollosa puis en pente douce jusqu’au pied de la crête Nord du Puig Péric hérissée de 3 pointes abruptes.

La première, est un mur bien impressionnant.

Rose, bien malade, doit renoncer, elle se reposera en nous attendant à l’étang de La Losa à proximité.

Les 12 rescapés partent à l’assaut de la forteresse. Ils parviendront à son faîte très tardivement. En effet, après la moitié du parcours, l’une  souffrira de crampes maîtrisées avec patience mais le calvaire sera bien plus lourd pour une autre, très affaiblie par une grosse fringale subite.

Au sommet, le décor au panorama grandiose est un vrai régal pour les yeux, et le régal l’est également pour ce pique nique à l’abri du vent pour des ventres affamés.

Après le repas, par une descente très raide on parvient au col médian pour remonter vers le petit Péric plus orienté vers les Camporells.

Redescente tranquille pour retrouver Rose et rentrer par la cabane pastorale de la Balmeta, puis le long de la Bollosa.

Accueil sympathique au refuge des Bouillouses, très bien réhabilité, et très confortable.

Le repas est excellent, et la nuit offrira à tous un repos bien mérité.

La nuit a été calme.

Tout le monde est sur le pont à 7 h 00 pour un petit déjeuner en libre service très bien garni.

Au départ vers 7 h 45, le ciel est gris pâle mais les nuages sont très haut avec quelques trouées.

Sus au Carlit (2 921 m), le point culminant des Pyrénées Orientales !!

Dès le départ, le parcours est une belle succession des premiers étangs des Bouillouses : estany negre, estany de la comossa, estany Llat, estany long, estany de Vallel et enfin estany de Sobirans.

C’est à ce stade que démarre la montée au Carlit. Le constat est évident ; la randonnée de la veille a laissé des traces, six d’entre nous, bien émoussés, décident sagement de renoncer pour se reposer à cet agréable endroit protégé du vent.

Vu de là, le Carlit se présente comme une verticalité austère et l’on sait déjà que la gagne du sommet sera sportive et l’usage des mains nécessaire.

La pente du départ offre une montée soutenue mais régulière mais après un petit lac, niché près de la paroi, pour le dernier tiers, le chemin se cabre fortement. Deux d’entre nous se ménageront peu après en s’arrêtant à l’intersection de la zone aménagée pour différencier les parcours montée et parcours descente. Sage agencement, tellement il serait dangereux de se croiser !!

Et c’est à cet instant précis que la neige se met à voleter. Elle est légère et ne dissuade en rien les 5 derniers rescapés.

A notre arrivée au sommet : surprise. !! Tout semble indiquer qu’un jeune homme tenant un tissu blanc qui se veut commémoratif demande sa jeune compagne en mariage !!!

A cet endroit le panorama est vraiment exceptionnel : la constellation des lacs des Bouillouse coté Est, celles des Forats jusqu’au grand Etang de Lanoux coté Ouest.

Nous ne nous attardons guère, retour prudent notamment dans la descente de la « cheminée », on retrouve nos deux amies et l’on se regroupe tous à l’estany de Sobirans pour le pique nique, moment où quelques rayons de soleil courageux percent le ciel gris

Le retour aux voitures, par un chemin différent de l’aller, permettra de compléter la boucle des étangs ; successivement : Trebens, d’En Gombau, des Castellar, des Dugues et enfin Del Viver.

Le pot de l’amitié se fera au refuge des Bouillouses. conclusion d’un week-end apprécié de tous.

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont accompagné, et plus particulièrement à Serge, serre-file précieux et patient.

Jak